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Löw tiède

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Publié le 19/06/2008 à 3h57

Suspendu après une altercation avec le sélectionneur autrichien Josef Hicksberger lundi, le coach allemand Joachim Löw ne prendra pas place sur le banc, ce soir. Pour le trouver, facile : il faudra chercher en tribune un gars habillé en futal noir, chemise blanche et mocassins italiens aux pieds. L'Allemagne comme elle se rêve, en somme. Moderne, décomplexée, audacieuse. Depuis le début de l'Euro, que ce soit côté fringues ou terrain, le message du sélectionneur teuton s'affiche franc du collier : être Allemand n'est pas une punition, et la Mannschaft, au même titre que les pays latins, peut elle aussi gagner en séduisant. Fait rare pour un représentant du foot kartofeln, Löw a d'ailleurs promené avant la compétition son carnet de notes un peu partout en Europe, histoire de voir comment faisaient les autres. Il en est revenu avec une foi impressionnante dans le jeu à terre et le football d'attaque qui ne laisse pas de surprendre.

Sourire. D'où sort ce drôle de catéchisme ? De Jürgen Klismann, peut-être. L'ancien sélectionneur de l'Allemagne, dont il fut le médiatique assistant pendant la dernière coupe du monde, reste indissociable du style Joachim Löw. Les deux se sont rencontrés sur les bancs la SportHochschule de Cologne, l'université des sports allemande, à l'occasion d'une formation d'entraîneurs. Est-ce là qu'ils ont décidé de redonner le sourire à l'Allemagne ? Mystère. Mais depuis, leurs destins font la paire. Durant le règne de Jürgen, la répartition des rôles

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