Une médaille pour cinq efforts conjugués, ce n'est pas cher payé. Le pentathlon moderne est une discipline pour gens humbles et désintéressés. Qui met dans un même sac de sport du tir au pistolet (à 10 mètres), une touche d'escrime (de l'épée), un 200 mètres nage libre, un concours de saut d'obstacles (à cheval) et un petit cross-country de 3 000 mètres à la fraîche (vers 20 heures à Pékin). Filles et garçons sont logés à la même enseigne. Pour bien comprendre cette drôle d'épreuve cinq en un, Amélie Cazé nous a raconté sa trajectoire.
A 23 ans, cette prof d'EPS est double championne du monde en titre. Elle représente un solide espoir de médaille, mais elle peut très bien «terminer 25e» vendredi, et c'est tout le charme du pentathlon. Môme, déjà, Amélie Cazé est une ambassadrice de marque. «J'ai commencé le pentathlon à 9 ans, c'était la découverte, je trouvais ça super original. Au collège, certains se démarquaient par leur allure, leur style vestimentaire. Moi, je me démarquais par mon sport.» Elle va mûrir très vite : «Il n'y pas beaucoup de licenciés en France [800 bon an, mal an, ndlr], pas assez d'entraîneurs, alors il faut faire du résultat tout de suite. On trie très tôt, le pentathlon loisir s'arrête rapidement.»
Entrée comme une furie avec des «fondamentaux exceptionnels en natation et en course, les épreuves de base», dixit son premier entraîneur, le vénérable Jean-Pierre Pichot, Amélie Cazé, «studieuse, carrée», apprend par




