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Libération

Des remous dans la piscine

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Publié le 23/08/2008 à 4h42

Lundi, c'est jiaozi (raviolis). La vraie vie va reprendre à Pékin. La petite piscine du quartier Gongti pourra retrouver son rythme après un été pas comme les autres. Peinture écaillée, slogans rouges aux murs, 25 mètres en sous-sol : ce n'est pas le «Cube d'eau» olympique, ni le bassin du Swisshotel, dernier endroit où bronzer à Pékin. Juste une modeste piscine d'habitués, perturbée par les JO.

Mi-juillet, la dame de la caisse a disparu, enrôlée dans les «volontaires pour les Jeux Olympiques». La caisse, mystérieusement située à 200 mètres de la piscine, est fermée. La piscine, elle, reste ouverte. Mais l'employée spécialisée dans le coup de tampon rouge refuse de vendre des billets. On s'étonne, ma collègue du 1 000 mètres nage libre et moi : il y a beaucoup de personnel dans cette piscine, souvent plus que de clients. «Chacun son rôle, explique l'employée au tampon, nous ne sommes pas interchangeables et nous n'avons pas reçu de nouvelle consigne.»

Pédiluve. Pendant ce temps, des gens lui tendent des tickets et passent tranquillement. Et eux alors ? «Des abonnés, ils ont le droit.» Peut-on s'abonner ? Revenez en septembre quand la caisse sera ouverte.

Le lendemain, la piscine était fermée. Le surlendemain, ouverte. L'après-midi seulement, selon les dernières consignes. La même dame a pris machinalement les 20 kuais (2 euros) que nous lui avons tendus et nous a laissées passer. Ne pas oublier qu'en Chine, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surpri

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