S'il est une discipline qui satisfait la clientèle du sport français, c'est bien le hand. Mais le talent n'est pas toujours récompensé. Médiatiquement s'entend. «Comme d'habitude, cette médaille ne va pas changer grand-chose. On va aussi vite retomber dans l'anonymat. Pas grave, on a l'habitude», disait, cinq minutes après la cérémonie, Didier Dinart, le défenseur bâti comme un tronc d'arbre. Eternel refrain entonné par la famille du hand qui estime «ne pas être mise suffisamment en valeur». Nikola Karabatic hier : «Si on a provoqué une émotion chez les Français, c'est vraiment bien.» Lui-même, qui joue en Allemagne, comme les frères Gille ou Thierry Omeyer, ne se fait pas d'illusions «sur le halo de lumière», comme l'appelle Claude Onesta. Le coach des Bleus a dit, et avec une certaine ironie : «Je suis entraîneur de hand : pas patron de journal, ni d'une chaîne de télé. Depuis le temps qu'on nous promet la lune. sourit-il. On nous dit : gagnez des médailles et vous aurez la reconnaissance, la notoriété, que sais-je encore.»
Et les handballeurs, en bons soldats du sport français, montent au front. Depuis 1992 et la médaille de bronze aux JO de Barcelone, le hand tricolore a remporté deux titres de champion du monde (1995 et 2001) et un titre de champion d'Europe (2006). Et l'or olympique depuis hier. Onesta : «Au fond, je préfère le manque de lumière à trop de lumière, comme dans d'autres sports surexposés. Ce manque de lumière mé




