Pour son retour dans le Top 14, Toulon a commis une grosse erreur : celle de réaliser une deuxième mi-temps de feu contre Clermont, qui lui a permis de gagner son premier match à l'arraché (22-16). «Ça a entraîné tout le monde à avoir des espoirs un peu fous, reconnaît Stephen Jadin, 24 ans, président des Fadas, un groupe de supporteurs. Les deux matches suivants nous ont fait redescendre sur terre.» A savoir un nul poussif à domicile contre Brive (3-3) et une défaite piteuse à Mont-de-Marsan (25-18), avec 26 ballons rendus à l'adversaire et aucun jeu proposé.
Depuis, avec seulement une bonne mi-temps sur six, c'est l'incertitude pour le club qui a engagé 19 recrues dont Jerry Collins, troisième ligne des All Blacks, et Sonny Bill Williams, star treiziste australienne. Les Oliver, Matfield, Gregan et Mehrtens de l'an passé ne sont plus là pour tenir la baraque. La défense est correcte, mais l'attaque pêche. On connaît les raisons : beaucoup de monde à l'infirmerie, trop peu de temps pour intégrer les nouveaux, et un manque de respect des fondamentaux. «Les joueurs doivent être plus disciplinés dans la conservation du ballon, estime l'entraîneur Tana Umaga, ex-capitaine des All Blacks. Et on se met sous pression avec nos passes.»
Avec sept points en trois matches, le Racing Club de Toulon (RCT) reste dans les temps, mais la patience est une denrée rare chez ses supporteurs. La réception ce soir du Stade français (1), en pleine bourre, file la pétoche. L'occ




