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Simon vers le sommet

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Tennis. Malgré la défaite d’hier à Madrid, le Français confirme.

Publié le 20/10/2008 à 6h51

Depuis son quart de finale de Wimbledon perdu face au futur vainqueur du tournoi Rafael Nadal, Andy Murray est peut-être le joueur le plus délicat à manœuvrer du circuit. La preuve : après avoir battu Roger Federer en demi-finale samedi, l’Ecossais s’est imposé hier dans le Masters Series de Madrid face au Français Gilles Simon. Qui venait tout juste d’obtenir samedi le scalp du numéro 1 mondial, Nadal en personne.

Mais si la montée en puissance de Murray n’est pas étonnante pour un joueur qui a déjà participé à trois finales d’un tournoi majeur (Doha, Cincinatti, US open) cette saison, la semaine du Français dans la capitale espagnole est sidérante. Pour parvenir en finale, Simon a sorti le Russe Igor Andreev, les Américains James Blake et Robby Ginepri, le Croate Ivo Karlovic et donc l’Espagnol Nadal. Des gros bras, des gros matchs. De grosses frayeurs aussi : quatre balles de match sauvées contre Andreev, deux contre Ginepri.

Mental. Ce simple constat force le respect et en dit long sur le mental de ce jeune homme de 24 ans qui n'a pas encore la puissance d'un Jo-Wilfried Tsonga, le grain de folie d'un Monfils ou le bras d'or d'un Gasquet mais qui, sans faire trop de bruit, laisse tous ses compatriotes dans son sillage. Ainsi, le voilà ce matin sur le strapontin de numéro 1 français de l'ATP avec l'espoir intact d'obtenir son ticket pour la finale des Masters Series à Shanghai (9-16 novembre).

Un rendez-vous réservé à des privilégiés, puisque seuls les huit meilleurs

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