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Gilles Simon dans les filets de Roddick à Bercy

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Gilles Simon en huitièmes de finale contre Andy Roddick. (Jacky Naegelen / Reuters)
Publié le 31/10/2008 à 6h51, mis à jour le 31/10/2008 à 6h51

Le court central et les tribunes sont plongés dans le noir. Soudain, un projecteur éclaire un gamin : Gilles Simon, la nouvelle pépite du tennis français. Entrée de star au Masters Series de Bercy hier pour un joueur encore inconnu en début d'année. Depuis cet été, Simon enchaîne les victoires face aux meilleurs joueurs mondiaux, grimpe au classement ATP de façon vertigineuse: 29e fin juin, 10e aujourd'hui. Et le Masters de Shanghai en point de mire. Pour être sûr d'y participer, il devait battre hier l'Américain Roddick en huitième de finale. C'est raté : le Niçois s'est incliné en deux sets 6-3, 7-5, mais garde de bonnes chances d'intégrer le saint des saints.

L'idée, c'était d'en savoir plus sur le bonhomme : on ne l'a pas lâché du regard. En entrant sur le central, Simon regardait ses pieds. Les épaules basses. Comme écrasé. Même attitude pendant son match : un peu passif, pas vraiment là. Il subit. Brutalement, Simon se transforme. Regard noir. Il s'engueule, se motive. Ce n'est plus le même homme. Ni le même joueur. Il perd, mais en sauvant quatre balles de match. Explication : «Je déteste perdre, tout simplement. Et puis, il y a un autre truc qui est important pour moi : le public. Il y a des gens qui payent pour venir me voir, et je ne m'imagine pas lâcher la partie à la première contrariété, par respect pour eux.»

Croissance. Après le match, le speaker lui tend le micro. Là, il redevient le type un peu gêné d'être là, un

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