Sébastien Loeb et Daniel Elena (Citroën C4) ont repris vendredi les routes du championnat du monde des rallyes, à Sapporo (Japon), où ils peuvent décrocher un cinquième titre de champion du monde de rang. Après les dix premières spéciales (c’est-à-dire compte non tenu de ce qui s’est passé lors de la deuxième journée, dans la nuit de vendredi à samedi en France, décalage horaire oblige), l’équipage franco-monégasque était dans les temps : troisième, à trente secondes et six centièmes de la Ford Focus du Finlandais Mikko Hirvonen (1), qui a pris la tête.
Loeb-Elena, c’est un palmarès invraissemblable : 71 podiums pour 46 victoires, un record. Parmi tous les paramètres qui font la supériorité du binôme (Loeb au volant, Elena copilote), il en est un souvent relevé : la prise de notes, où le pilote alsacien excelle à un tel point qu’il réalise ses plus gros écarts sur ses adversaires quand le tracé a été largement remanié par rapport à l’année précédente pour une étape de championnat du monde. Ce qui est justement le cas au Japon, où le parcours a été intégralement refait. Si cette prise de notes dit la maniaquerie nécessaire dans une discipline où la moindre erreur de jugement peut expédier la voiture dans le décor, elle exprime plus encore l’expression du pilote en course et sa classe intrinsèque, puisqu’il doit s’imaginer en compétition alors qu’il effectue ses reconnaissances en étant soumis aux limitations de vitesse des pays concernés. La prise de notes figure aussi le lien




