Enfin seul. C'est, à peu de chose près, ce qu'ont dû se dire les 30 marins qui ont pris le large hier à 13 h 02 après quinze jours de brassage médiatique et de bains de foule. «A l'attaque !», a même lancé Vincent Riou (PRB) lorsqu'il a largué les amarres dans la matinée. Le vainqueur de la dernière édition du Vendée Globe était impressionné par la foule incroyable amassée tout le long de la sortie du chenal des Sables-d'Olonne. «Quand je vois ce que ça déclenche…», a dit le Finistérien en regardant autour de lui. Près de 400 000 personnes avaient enfilé leur ciré à l'aube pour prendre place au bord du chenal et sur les plages afin de saluer une dernière fois ces trente solitaires de l'extrême. Ola, applaudissements, presque une haie d'honneur jusqu'au large. Plus loin, environ 15 000 personnes attendaient sur le plan d'eau à bord d'embarcations en tous genres. Au risque de se retourner l'estomac. «Sur les 260 personnes à bord, 200 ont eu le mal de mer», rapporte un embedded sur une des vedettes affrétée par un sponsor. Pourtant la mer était moins forte que prévue, avant que le vent ne rentre, la nuit dernière.
Emotion. Atmosphère bien différente sur les pontons où les proches des skippeurs attendent le départ dans un silence quasi religieux. L'émotion brille dans les yeux. Autour du bateau de Yann Eliès (Generali), l'ambiance est moins festive que la veille lorsque l'arrivée de Zidane, le parrain du batea




