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Libération
Enquête

L’athlétisme se cherche un fédérateur

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Election . La FFA, qui traverse une zone de turbulences, choisit son président ce samedi, à Tours.

Publié le 06/12/2008 à 6h51

Comment se porte l’athlétisme français ? Bof. Ni très bien, ni vraiment mal. Une seule médaille aux Jeux de Pékin, en argent, décrochée par Mahiedine Mekhissi-Benabbad. Un coureur de 3000 m steeple au passé aussi creux que ses joues, sorte d’ovni au culot sans limite, qualité que l’époque a changée en aimant à soupçons. Le même été, deux juniors ramenaient l’or des championnats du monde, Teddy Thamgo au triple saut, Christophe Lemaitre au 200 m. Du jamais vu. Des effectifs à la hausse, + 11% entre 2004 et 2008. Mais toutes les peines du monde à attirer benjamins et cadets. Des partenaires pressés de quitter le navire (Gaz de France, Caisse d’Epargne, Lagardère). Mais un nouveau, Areva, prêt à s’engager auprès de la fédération pour 4 millions d’euros annuels. Une gestion qualifiée d’irréprochable par un rapport de la Cour des Comptes. Mais une image écornée, osons dire criblée de trous, par les affaires de dopage, l’individualisme parfois indécent de certains leaders, les querelles de clocher de l’armada d’entraîneurs à la traîne de l’équipe de France.

C'est dans cette ambiance que se tient à Tours, ce samedi, l'Assemblée générale élective de la Fédération française d'athlétisme. Bernard Amsalem, président depuis sept ans, y remet en jeu son fauteuil. Face à lui, cinq postulants. «Preuve que notre sport n'a jamais été aussi attractif», avance le premier. «Urgence de changer les hommes et les méthodes», répondent en chœur les autres. Revue d'effectifs.

Le sortant

Be

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