Au rugby comme en politique, la relance alimente le débat. Un communiqué de l’Elysée devrait confirmer dans la journée la discrète rencontre, mardi soir, Chez Marie - pâtes maison, vins de pays - du chef de l’Etat avec Marc Lièvremont. Ainsi s’explique la singulière composition du XV tricolore pour affronter les Gallois.
Les deux hommes arrivés à leur poste avec des projets qui, sur le papier, remportaient l'adhésion d'une majorité, méditent désormais le même slogan soixante-huitard : «Celui qui parle de révolution sans la faire porte son propre cadavre dans la bouche.»
Le premier voulait réhabiliter le travail. Le second, les loisirs des lignes arrières. Deux visions complémentaires du libéralisme. Résultat, des loisirs pour ceux qui possédaient un emploi et du travail bâclé chez les trois-quarts. Certains jours, la crise ne veut pas rigoler.
Selon une source bien informée, ils auraient constaté un problème commun, mais inverse, de main-d’œuvre qualifiée. La queue au pôle emploi, pas assez d’internationaux en puissance. Chacun chipotait devant les macaronis aux truffes, lorsque le président a asséné une leçon de stratégie censée vitrifier l’adversaire : passer en force en laissant aboyer les chiens, jouer l’ouverture là où on ne l’attend pas, mettre en lumière des potiches bipolaires, conserver un lien symbolique avec la vieille garde.
L’équipe prit immédiatement forme sur la nappe. Le mastard Bastareaud en nouveau centre, une charnière Parra-Baby aussi prometteuse que




