Laurent Sciarra, le meneur d’Orléans, deuxième du championnat de France de Pro A, émarge au club le plus select du basket mondial : celui des meilleurs marqueurs d’une finale olympique. Il avait mis 19 points pour la France à Sydney en 2000, et la défaite face aux Etats-Unis (75-85) n’avait en rien terni le parcours somptueux d’une sélection tricolore dont il était la grande gueule et le taulier. En janvier, il a été élu MVP (meilleur joueur) du dernier All Star Game, et il n’envisage en rien, à 35 ans, d’en finir avec un sport qu’il a pourtant parfois du mal à reconnaître.
Que vivez-vous en plus dans le club d’Orléans par rapport à vos expériences précédentes ?
Je n’avais pas côtoyé la tête du classement depuis un moment… Mon dernier titre de champion de France, c’est à Paris en 1997. Je peux vous dire que ça fait du bien de se retrouver en haut, de lutter pour les premières places.
S’il y avait une anecdote et une seule, sur l’ensemble votre carrière…
Les Jeux de Sydney en 2000. Là-bas, on avait passé un pacte : pas une goutte d'alcool tant qu'on est encore en compétition. Les tours passent. On bat le Canada en quart : pas une goutte. Puis les Australiens en demie, ce qui nous garantissait la médaille : toujours rien. On perd contre les Etats-Unis… et on n'a le temps de rien, parce qu'il faut prendre l'avion ! En fait, on a vraiment fêté notre victoire pendant l'escale, au lounge de Singapour. Sauf que, avec la fatigue et tout ce temps passé sans boire, on était tous pompette au bout de deux bières (rires). Franchement, dans le basket, tu te souviens davantage des bringues que des victoires.
La victoire américaine lors des Jeux de Pékin ?
Ils ont enfin pris les chose




