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«Passion molle» à Bordeaux

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Foot . Les Girondins jouent pour le titre samedi.

ParLaure Espieu
BORDEAUX, de notre correspondante
Publié le 23/05/2009 à 6h51, mis à jour le 23/05/2009 à 6h51

S’il est un homme à marier parmi les supporteurs de foot, c’est sans doute chez les Bordelais qu’il faut le chercher. C’est en tout cas, statistiquement, une excellente façon de minimiser le risque de tomber sur un de ces mutants qui, au contact du dangereux cocktail pelouse/ballon rond, se transforme en personnage suant et éructant, doté d’un vocabulaire étonnamment fleuri. Le supporteur bordelais est calme, maître de ses nerfs. En un mot, mesuré.

Il suffit, pour s'en convaincre, d'un rapide tour en ville, à la veille du match contre Monaco à l'issue duquel Bordeaux pourrait être sacré, dix ans après son dernier titre : belle journée printanière, les touristes vaquent des quais à la place de la Comédie sans soupçonner l'enjeu. Ni drapeaux ni fanions aux fenêtres, pas d'émeute devant la boutique des Girondins (à peine, d'ailleurs, si les ventes ont décollé ces jours-ci), rien du côté des commerçants, et si l'actualité sportive refait surface au café ou à la caisse du supermarché, c'est sur un mode humoristique, «Allez, samedi on est champion, et à la vôtre !»«Un syndrome de passion molle», raillent les mauvaises langues. «Une ferveur toute contenue», selon la majorité des amateurs.

Huîtres. «Evidemment, nous ne nous comparons pas avec Marseille qui respire le foot, ni avec Saint-Etienne très ouvrière, ou Lens qui mobilise un peuple entier dévoué à son équipe», admet Romain, représentants des Ultra Marines, l'unique associati

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