Robin Soderling a fait mieux que se qualifier pour un quart à Roland-Garros. Il a démontré que Nadal n’était pas invincible sur la terre parisienne. Hier, devant un public subjugué, le Suédois a fait tomber le quadruple tenant du titre en quatre sets (6-2, 6-7, 6-4, 7-6) et sans discussion possible. Point d’orgue d’un week-end meurtrier pour les cadors et également fatal à Novak Djokovic, favori numéro 2, et Fernando Verdasco, outsider numéro 1.
Robin Soderling, 24 ans, dont la terre n'est pas vraiment la surface préférée, son immense service et son coup droit dévastateur s'accommodant mieux des surfaces rapides, avait déjà fait une sacrée sensation en prenant le premier set à Nadal, qui n'avait pas perdu une manche à Paris depuis la finale 2007. Cela avait duré une grosse demi-heure pendant laquelle l'Espagnol n'avait pas développé son meilleur tennis et rarement décoché ces fameux coups qui font en général frémir les travées. Mais à l'évidence «Monsieur Roland-Garros» allait se reprendre et remettre cet iconoclaste à sa place, soit quelque part aux alentours du 25e rang mondial. Ce qui fut fait, sans trembler, lors d'un tie-break à sens unique (7-2) dans le deuxième set. Après quasiment deux heures de jeu, il était temps qu'une nouvelle partie commence, se disaient les amateurs de sensations fortes, mais pas trop.
«Défi». Pourtant, à la surprise générale, le grand Suédois ne fut plus vraiment inquiété, et l'Espagnol jamais vraiment à son niveau, q




