Il y a une loi de base à l’OM : quand la paire Cheyrou-Niang est en forme, l’équipe brille. Sinon, ça hoquette. On l’a encore vu vendredi, quand l’OM a écrasé 1-0 un pâle PSG, au terme d’un match soporifique. Ce soir-là, le duo n’était pas dans un bon jour. Mais dans ces cas-là, le milieu de terrain Benoît Cheyrou assure toujours un minimum : il a obtenu la faute qui a amené le but raccroc du défenseur Gabriel Heinze sur coup franc. Sérieux et appliqué, le gars, pas transcendant. Va falloir sortir autre chose ce soir, à Milan (1).
OK, on vous voit grimacer : l'OM n'arrive pas à San Siro au bon moment. Depuis que le Milan AC s'y est fait moucher par le FC Zurich (0-1), il n'a plus perdu. Neuf matchs sans défaite, dont sept victoires. Pis : les Italiens jouent offensifs (si, si) et marquent des buts. Mais ils prennent des trous d'air derrière. La chance de l'OM ? Il n'y en aura pas d'autre. Marseille joue sa saison européenne. Une défaite ce soir, c'est la porte quasi-assurée en Ligue des champions. Hum… Il va falloir s'arracher. Car tout le monde connaît le problème de l'OM, Cheyrou le premier : «Les automatismes ne sont pas encore en place. Entre une accumulation de bons joueurs et une bonne équipe, c'est ça qui fait la différence. On a une marge de progression importante.»
Courtois. Mais qui connaît Benoît Cheyrou ? D'un côté, le milieu du foot l'honore comme un grand, un indispensable : les deux dernières saisons, il figurait dans l'équipe type de




