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Libération
Reportage

Terrain lourd à Cabinda

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Une semaine après l’attaque contre les Togolais dans l’enclave angolaise, les footballeurs vivent reclus. Dans cette ambiance, les Ivoiriens se sont qualifiés vendredi pour les quarts de la CAN.

ParJoachim BARBIER
Envoyé spécial à Cabinda (Angola)
Publié le 16/01/2010 à 0h00

Les hélicoptères tournent au-dessus de Cabinda. Ce n'est pas l'armée angolaise. Du matin au soir, des appareils civils transportent les employés des compagnies pétrolières vers les plateformes offshore situées à quelques centaines de mètres de la côte de l'enclave angolaise. Personne ne porte attention à ce balai incessant. Depuis le mitraillage du bus de l'équipe togolaise, vendredi dernier à la veille de l'ouverture de la Coupe d'Afrique des nations, Cabinda serait presque étonnée de l'ampleur prise par l'affaire. «Cela n'a rien de comparable avec l'époque de la guerre où les rebelles pouvaient rentrer en ville pour tuer qui ils voulaient et repartir en brousse, se rappelle João, un chauffeur de taxi. Après l'annonce de l'attaque, il n'y a eu aucun mouvement de panique.» A part quelques barrages de police déployés aux entrées de la ville, rien n'a changé pour le quidam. Si tension il y a, elle est circonscrite aux marges des lieux de vie des sélections. Dont celles de la Côte-d'Ivoire et du Ghana, qui s'affrontaient vendredi dans le match choc. A la clé, une victoire (3-1) qui qualifie les Eléphants pour les quarts.

Parce qu'ils jouent gros sur cette affaire, la Confédération africaine de foot et le gouvernement angolais ont concentré leurs efforts sur les joueurs. Regroupées dans un complexe résidentiel mis à disposition par l'Etat, les trois sélections encore présentes à Cabinda vivent en vase clos depuis le début de la compétition. «On ne fait rien,

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