Jo-Wilfried Tsonga n’est pas devenu ce matin à Melbourne le quatrième joueur à réussir à battre Roger Federer dans une demi-finale de tournoi du Grand Chelem. Il s’en est fallu de beaucoup. En moins d’une heure et demie, le n°1 français s’est littéralement fait rosser dans un match à sens unique: 6-2, 6-3, 6-2, exactement le score sur lequel il avait assommé Nadal il y a a deux ans dans cette même Rod Laver Arena.
Sans ressort, grimaçant, asphyxié par le rythme du Suisse, le n°1 français n’a jamais été en mesure d’inquiéter le Suisse et d’espérer une deuxième finale du Grand Chelem après celle perdue il y a deux ans à Melbourne. Obligé de courir derrière le score dès le début du match, le Manceau, manquant d’énergie, n’a jamais réussi à se libérer ni à insuffler ce grain de folie nécessaire pour emballer un match. En face, du haut de son immense expérience (il disputait sa 23e demi-finale en Grand Chelem), le Suisse a donné un récital sublime composé en coups droits majeurs et agrémenté de tous les coups du tennis. Jamais menacé sur son service, Federer a pris cinq fois celui de Tsonga, sautant sur la moindre occasion pour creuser l’écart.
Quelques chiffres disent la détresse du Français: il n'a frappé que 3 coups droits gagnants et n'a affiché qu'un maigrelet 56% de premières balles, annihilant ses 6 aces par presque autant de double-fautes (5). « Il y a parfois des matches où votre adversaire joue exactement comme vous le voulez. Ou le break tombe exactement au bon momen




