L'homme
Le «marketé»
Tsonga éclate il y a deux ans en atteignant la finale de l’Open d’Australie (défaite contre Djokovic). Pour les marketeurs, son image se construit naturellement : une touche de Noah pour le métissage, une touche de Mohamed Ali pour la ressemblance, une touche pêcheur du dimanche pour l’exotisme. Le garçon est plus complexe. Et plus cynique, comme il l’avouait à Libération en 2008 : «Je dis aux journalistes ce que j’ai envie qu’ils écrivent. Je m’en sers, en sachant comment ça marche.»
Le vertueux
En dehors du tennis, le caractère casanier de ce père de famille - deux jumelles nées en juillet - est proverbial. Sur un court, c’est autre chose : «J’ai toujours eu conscience d’être spécial, d’avoir une force enmoi, un talent que les autres n’avaient pas, explique Roger Federer. Pourtant, j’ai eu beaucoup de problèmes à accepter mon don et à l’extérioriser.» Sur son attitude : «J’ai toujours surveillé mon comportement. Et je suis resté un modèle pour les enfants. Cette image, je l’ai voulu. J’en suis fier.»
Le joueur
Le flambeur
Voilà donc un type qui débarque à Melbourne sans aucun match dans les pattes, avec une toute nouvelle raquette. Et trace sa route jusqu’en demi-finale, s’offrant au passage un dépucelage : jamais il n’avait joué de matchs en cinq manches, et il vient d’en remporter deux de suite. A sa panoplie d’attaquant flambard, Tsonga a ajouté la résistance physique et d’énormes progrès en retour de service. Ça devrait servir face à Federer. Contre leque




