Il traîne une anecdote formidable sur Hugo Lloris, 23 ans, portier des Bleus et d'un Olympique lyonnais qui tentera ce soir à domicile (1) de renverser à la fois le Bayern Munich et le sens de son histoire récente en demi-finale retour (1-0 pour les Allemands à l'aller) de Ligue des champions. Un jour, la chaîne OL TV réalise un sujet sans le moindre commentaire où Lloris, impressionnant sous la mitraille, s'entraîne, harangué par l'entraîneur des gardiens lyonnais - et ancien international - Joël Bats : «Allez poulet ! Encore une série de cinq ! Arrache-toi !» TF1 voit les images. Et veut les passer dans son émission Téléfoot. Refus de Lloris : pas question de se retrouver au centre d'un sujet sur une chaîne avec une telle audience. Le temps passe. Après le quart retour contre Bordeaux (où Lloris fut archidécisif, comme souvent), Christian Jeanpierre, qui présente Téléfoot, revient à la charge. Lloris accepte, mais pose deux conditions. La première : deux minutes et pas plus. La seconde : «Tu ne fais pas de sensationnel en me présentant comme le meilleur gardien du monde.»
Chausse-trappes. On aurait tort de voir précisément là le souci d'effacement qui, par ailleurs, gouverne ce Niçois de naissance : si l'écosystème tricolore (disons Thierry Henry, Nicolas Anelka, William Gallas…) avait fait payer à Yoann Gourcuff le prix du décalage entre son explosion médiatique et son importance objective dans le jeu, Lloris a une bien




