En arrivant au stade, au milieu de hordes australiennes portant sur leurs épaules des kangourous géants (des faux), on se demandait hier soir comment la Mannschaft avait digéré la cascade de forfaits qui lui est tombée dessus. Pas mal, répondit-elle, en battant l’Australie (4-0). Joachim Low a profité des blessés pour rajeunir la troupe, et surtout changer une identité de jeu que l’on croyait immuable. Deux jeunes joueurs, Sami Khedira (23 ans) et Mesut Özil (21 ans), métissent à présent le jeu, font vivre le ballon, fluidifient sa circulation.
Face à cette jeunesse, les Australiens misent sur l'expérience et une réputation d'équipe difficile : deux coachs hollandais successifs (Hidding puis Verbeek) ont remisé le kick and rush pour un plus prudent wait and see. Mais hier soir ce fut vite vu. Passée une première occasion australienne, les Allemands déroulent, déferlent, avec Özil en plaque tournante pour lancer de jeunes fusées sur les côtés. A la 8e,il lance ainsi Müller (20 ans et toutes ses jambes), qui déborde sur la droite et centre en retrait pour Podolski. Les Australiens sont déjà menés. Et vraiment dépassés. Leur défense expérimentée accuse plus de 32 ans de moyenne d'âge. Ce qui pèse lourd face à cette jeune classe allemande qui s'enfonce entre ses lignes comme dans un vieux bavarois oublié au soleil. Cinq occasions en première mi-temps, plus un deuxième but, de la tête par Klose à la réception d'un centre de Lahm (vraiment excellent hie




