Sur le papier, c'est la Mère Denis qui défierait Paris Hilton à un concours de tee-shirt mouillé, Gilbert Montagné qui se mesurerait à Lewis Hamilton sur un tour à Monaco. La Corée du Nord 105e au classement Fifa, défie le Brésil. Et elle va gagner.
La tactique
Brésil : un attaquant au nom franchouillard, Michel Bastos, positionné au poste d'arrière gauche. Un milieu de terrain confié à des types remplaçants en club (Melo, Kaká, Baptista) ou titulaires dans les Balkans (Gilberto Silva, Elano). Un entraîneur, Dunga, qui passe ses matchs à gesticuler sur le banc en chemise à fleurs. Et pour finir, une organisation prude en 4-4-2, un schéma qui ne surprend plus les adversaires depuis environ 1974.
Corée du Nord : impossible de savoir comment jouent les enfants de Kim Jong-il : ils s'entraînent sous escorte et ont annulé leur stage de préparation au Swaziland, officiellement pour raisons budgétaires (la triste dévaluation ratée du won), officieusement pour conserver le mystère. Il a donc fallu s'en remettre aux matchs de qualifs pour en savoir plus. Et là, ça rigole pas : un bon gros 5-4-1 des familles qui lui a permis de terminer deuxième meilleure défense de la zone Asie. Halte là, Luis Fabiano.
Avantage : Corée du Nord.
Les supporteurs
Brésil : ils étaient 5 000 à fêter le premier entraînement de la Seleção à Soweto le 3 juin. Quelques jours plus tôt, la délégation brésilienne avait été accueillie à son atterrissage à Harare par




