En arrivant à Pilgrim's Rest, on croirait descendre d'une machine à remonter le temps. On s'étonnerait presque que soient retransmis les matchs de la Coupe du monde, dans ce village qui semble avoir stoppé sa course au début du XXe siècle. Pourtant si. Tous les habitués du Johnny's Pub sont là, prêts à supporter les Bafana Bafana. Ne manque que Charles Ingalls (de la Petite Maison dans la prairie), qu'on ne serait pas surpris de voir souffler dans une vuvuzela…
«Rideaux». C'est à Pilgrim's Rest («le repos du pèlerin») que l'on a trouvé les premières pépites dans le pays en 1873, ce qui provoqua une immense ruée vers l'or dans le «Far East» sud-africain. En vrais cow-boys, on arrive dans le village après un long périple, zigzaguant entre les montagnes rouges sur des routes cassantes, évitant les singes, provocateurs, qui traversent avec dédain pour les nouveaux arrivants. Le décor est parfait : à la sortie du village s'étale le troisième plus grand canyon au monde. Les anciennes maisons en bois affichent encore les enseignes d'autrefois. Ici, on propose une «chasse aux fantômes» dans le cimetière du village pour des touristes en mal de sensations fortes. On sert le plat du jour dans une page du canard local : «Hier M. et Mme Van Der Vaart ont remporté un chèque-cadeau de 1 000 rands [105 euros, ndlr]. Ça a changé leur vie. Mme Van Der Vaart va pouvoir s'acheter de nouveaux rideaux», peut-on lire tout en mangeant son fish and ch




