Une fausse alerte à la bombe au Green Point Stadium du Cap, des explosions près du Soccer City, des menaces de mort contre le Nigérian Sani Kaita, la chasse au traître navrante à l’entraînement des Bleus, la démission de Jean-Louis Valentin, directeur adjoint de la Fédération française de football… Ce dimanche, tout en tensions, polémiques et rebondissements, a eu le don de mettre un coup de fouet à une compétition qui s’enlisait petit à petit dans l’ennui le plus profond. Une agitation qui a quelque part servi de lever de rideau, à l’un des chocs les plus excitants de la phase de poule : Brésil - Côte-d’Ivoire. Une sorte de climax footballistique en théorie capable de réconcilier même les plus grincheux avec l’idée de jeu et de spectacle.
Malgré leur victoire contre la Corée du Nord, les Brésiliens ont montré qu'ils n'étaient pas à la hauteur de leur historique réputation. Le joga bonito est mort depuis que Dunga a fait de la Seleção un monstre d'efficacité. Un bloc en béton bâti uniquement pour gagner. Pas pour enthousiasmer. Les Ivoiriens, talentueux mais innocents, s'en sont rapidement rendu compte. Incapables de lire les temps du match et très maladroits dans leurs derniers gestes, les Elephants ont donné une terrible sensation d'impuissance pendant toute la partie. En gros, ils se sont fait braconner par des Auriverde implacables et toujours à l'affût de la moindre petite erreur.
Il va falloir s'y habituer, ce Brésil-là contre-attaque plus qu'il n'attaque. Détru




