L’heure de vérité a sonné pour Michel Bastos. Celle de la revanche aussi. L’ailier gauche de l’Olympique lyonnais, défenseur latéral en Seleção, devrait disputer cet après-midi le quart de finale du Mondial, contre les Néerlandais. Avec une sacrée mission : museler l’intenable Arjen Robben, principal poison de ces Pays-Bas. Un pays qui ne rappelle pas que des bons souvenirs à Michel Bastos. Plus jeune, il y a essuyé un cuisant échec.
Né à Pelotas et formé dans un sud brésilien qui dément tous les clichés accolés au reste du pays, Bastos a découvert l’Europe à 18 ans au Feyenoord Rotterdam. Il a compté ses nuits d’automne, s’est morfondu avec les réservistes, sans jamais intégrer l’équipe première, alors entraînée par Van Marwijk, aujourd’hui coach… des Pays-Bas. La virée néerlandaise s’est achevée à l’Excelsior, en deuxième division.
Audaces. Michel Bastos n'y a pas moisi, est rentré au pays deux ans après l'avoir quitté. Direction le Gremio Porto Alegre notamment. Dans un système où la présence de trois défenseurs centraux autorise toutes les audaces à ce latéral porté sur l'offensive, aimant jouer haut, déborder et armer un pied gauche dévastateur. A Lille, où il débarque en 2006, Claude Puel qui, ne rigole pas avec les consignes, lui a appris la rigueur en l'utilisant alternativement comme arrière latéral ou ailier. Fixé lors de la saison 2008-2009 en milieu gauche, Bastos a explosé, planté 14 buts en championnat, tout en finissant meilleur passeur, une dou




