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Kwamashu, arrêt sur image

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En dépit des initiatives artistiques et du Mondial, le ghetto de Durban peine à s’ouvrir.

ParOlivier Bertrand
Envoyé spécial à Kwamashu
Publié le 08/07/2010 à 0h00

Edmund ne s’est jamais résolu à accepter l’image de son township, sa réputation de «capitale du crime». Il existe d’autres énergies, plus positives, à Kwamashu, immense quartier où l’apartheid a parqué les Noirs des environs de Durban dans les années 60. Des collines aux formes douces, où s’accrochent maisonnettes et cabanes, petits commerces et bidonvilles. 1,5 million de personnes y vivent, dont Edmund Mhlongo, qui a créé en 1993 le K-Cap (Kwamashu Community Advancement Projects) pour repérer les talents du township (chanteurs, danseurs, musiciens, comédiens), tenter de les former et diffuser leur art.

Radio. Des partenariats lui ont permis d'envoyer se former à Londres et en France les enseignants en art dramatique, chant, musique, graphisme, vidéo… Puis le K-Cap a réussi à construire au cœur du township un centre artistique que l'actuel président Zuma, originaire de la région (le Kwazulu Natal), a inauguré en 2003. Depuis, cela bouillonne. Une radio (qui irrigue Durban en très bonne musique, et ces temps-ci en émissions sur la Coupe du monde et le foot africain), un studio d'enregistrement pour produire les disques de jeunes artistes locaux (musique électro, zouloue, hip-hop), un atelier vidéo, un autre de graphisme, un studio de répétition et un théâtre aux larges fauteuils de cinéma recupérés.

Une troupe y répète actuellement une comédie musicale sur la société africaine, ses racines, ses ancêtres, dans ce monde devenu global. Déjà bien rodé, le spectacl

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