Menu
Libération

British Open : Louis Oosthuizen jusqu’au bout de l’ennui

Réservé aux abonnés

Golf . Le Sud-Africain a remporté pour la première fois le tournoi dans la quasi-indifférence générale malgré sept coups d’avance.

ParEdouard Launet
Envoyé spécial à Saint Andrews
Publié le 19/07/2010 à 0h00

Les 200 000 personnes qui se sont massées à Saint Andrews (Ecosse) ce week-end n’étaient pas venues voir des joueurs pousser des petites baballes dans des petits trous. Elles étaient venues pour pleurer. De belles, de chaudes larmes. Car l’Open britannique est avant tout un moment d’émotion populaire, et particulièrement ici dans le berceau du golf.

Ah la victoire de Jack Nicklaus en 1970, dévalisant Doug Sanders qui croyait la partie gagnée. Le triomphe de Severiano Ballesteros en 1984 avec ses coups de génie. Le golf surnaturel de Tiger Woods en 2000 et 2005. Et puis, l’an dernier à Turnberry, le retour époustouflant du vieux Tom Watson, battu de justesse par ce crétin de Stewart Cink. Cette année, le ciel est le seul à avoir versé des larmes sur le vainqueur. Qu’a-t-on vu ? Un bon gars faire très correctement son boulot, et puis c’est tout.

«Albatros». Le bon gars est Louis Oosthuizen, né dans une ferme d'Afrique du Sud voilà vingt-sept ans. Louis, qui a récemment troqué sa Mercedes pour une grosse BMW, s'est aperçu en rentrant chez lui que l'entrée du garage n'était pas assez large, c'est con. Louis, après avoir gagné un gros trophée à on ne sait plus quelle compétition, n'a pas pu le ramener chez lui parce que sa compagnie aérienne a considéré que c'était un «objet dangereux». La vie de Oosthuizen est palpitante, non ? L'intéressé n'a d'ailleurs que des trucs époustouflants à dire, genre : «J'ai une famille formidable, je suis vraiment béni,

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique