La fin de l'été, sur la planète tennis, c'est le temps de la reprise, du retour sur dur après l'intermède terre battue-gazon, de la tournée américaine et surtout du dernier tournoi du Grand Chelem de l'année: l'US Open. En cette fin août, tout le gratin du tennis mondial, plus ou moins entamé par une saison éreintante s'est donné rendez-vous à New York, dans l'ambiance exceptionnelle de Flushing Meadows.
A l'US Open règne une atmosphère particulière presque surréaliste. Pour certains, le central Arthur Ashe et son public sont une aberration. Situé à côté d'un aéroport, le bruit des avions est incessant. A ce bruit, il convient d'ajouter l'attitude du public américain, le plus instable et imprévisible du circuit. Les déplacements dans les gradins se font au gré des envies (même pendant le jeu), ça parle, ça crie. Pour d'autres, l'US Open est une ode au spectacle, à la démesure et au rêve. Dans un cadre pittoresque, son central majestueux dégage un parfum d'absolu.
Reuters
Rodolphe Gilbert, ancien professionnel dans les années 90 et aujourd'hui expert pour L'Equipe, résume parfaitement ce qu'on peut ressentir dans cette enceinte magique. «L'US Open, c'est à l'image des Etats-Unis: tout est démesuré. Le court Arthur Ashe est immense et lors des night sessions, c'est vraiment magnifique. J'ai des souvenirs de Connors ici quand il joue à 39 ans avec un public d'une ferveur incroyable. C'était la folie complète sur chaque match, ça hurlait de partout.»




