«Mais qu'est-ce qu'on fout là ?», est la question qu'ont pu légitimement se poser ce week-end quelques dizaines de milliers de spectateurs, quelques centaines de journalistes et, pourquoi pas, quelques joueurs, venus au pays de Galles assister ou participer à la 38e édition de la Ryder Cup. La grande fête du golf par équipe, qui oppose tous les deux ans les douze meilleurs joueurs européens aux douze meilleurs Américains, s'est enlisée heure après heure dans la boue du Celtic Manor, un parcours spécialement conçu pour l'événement, mais qui s'est révélé spécialement inadapté à la pluie galloise d'octobre. Greens inondés, fairways bourbeux, bunkers marécageux, abords de fairways transformés en champs de boue par la foule des spectateurs piétinant en attendant la reprise des matchs… : la Ryder Cup a fait naufrage, au point qu'il a fallu prolonger la compétition ce lundi, ce qui ne s'était jamais produit en 83 ans. La faute à qui ? Au pognon.
Retombées. Le parcours du Celtic Manor s'est révélé incapable d'absorber la flotte qui est tombée pendant trois jours, alors qu'à une soixantaine de kilomètres de là, les links naturels (parcours de bord de mer) du Royal Porthcawl restaient tout à fait jouables. Si le premier a décroché le pompon, c'est parce que les conditions financières et pratiques offertes aux organisateurs de la Ryder Cup étaient particulièrement confortables. Comme les villes candidates à l'organisation des Jeux olympiques, les par




