Auteur d'un somptueux triptyque jeudi-vendredi-samedi, en se cognant les 9e (Fernando Verdasco), 4e (Andy Murray) et 2e (Roger Federer) joueurs mondiaux, Gaël Monfils a calé hier devant le 5e (Robin Söderling), en finale de Bercy, 1-6, 6-7 (1-7). Samedi, dans une demi-finale prodigieuse d'intensité contre «Rodgeur» au cours de laquelle il avait sauvé pas moins de cinq balles de match (7-6, 6-7, 7-6), on avait vu Monfils, le joueur, rassembler le meilleur de ce qu'il a en lui et «la Monf'», le mec, enfouir très profond tout ce qui le handicapait généralement contre les top-gun du circuit. Hier contre Söderling, on a retrouvé un Monfils cramé physiquement et très approximatif tactiquement. Sans essence et sans idée, acculé derrière sa ligne, incapable de se tenir à un plan de jeu précis, le Français a explosé dans la première manche devant la force de frappe du Suédois, comme il avait explosé contre le même adversaire la semaine dernière à Valence (Espagne). Jamais Monfils n'a réussi à faire sortir son adversaire de sa zone de confort, depuis laquelle le Suédois s'est régalé des balles de son opposant en giflant d'énormissimes coups droits.
Dans la seconde manche, Söderling, vainqueur hier de son premier Masters 1000 et qui pointe ce matin à la 4e place du classement mondial, a semblé piocher un peu. La veille, lui aussi avait joué les marathoniens pour taper Michaël Llodra en sauvant trois balles de match (6-7, 7-5, 7-6 en




