L’immeuble est neuf, la plaque peu voyante, les bureaux meublés très tendance. Family Sport, l’entreprise des parents de Novak Djokovic, qui gèrent les projets et l’image du meilleur tennisman serbe, joue avant tout sur le bon goût. Pas de bling-bling donc, une dose de patriotisme - on n’en demande pas moins à un jeune homme né au Kosovo, berceau perdu de la culture serbe -, de la générosité, mais aussi une rationalité à la mesure de sa constance sur les courts.
«Plaisir».«A dix ans, quand on demandait à Novak si, pour lui, jouer au tennis était un travail ou un plaisir, il répondait "un travail", s'arrêtait et ajoutait "mais aussi un plaisir"», raconte la mère de celui que tout le pays appelle Nole. Le gamin appliqué n'a pas eu la chance d'achever sa formation dans son pays faute d'équipements adéquats. Il a dû s'exiler dès l'âge de 12 ans en Allemagne, où il s'est entraîné auprès du vétéran croate Nikola Pilic, l'ancien mentor de Boris Becker. C'est pourquoi il veut aujourd'hui que les jeunes joueurs serbes puissent développer leur talent à la maison.
Srdjan Djokovic, le père du champion, un ancien skieur reconverti dans le monde des affaires, étale sur son bureau les plans de la future académie qui portera le prénom de son fils, Novak. A l’heure où le pays dispute sa première finale de Coupe Davis, le but du clan Djokovic est de créer la première école de tennis serbe. La première pierre de cette académie devait être posée cette semaine à Dorcol, u




