Ce n’est jamais simple de rechausser les spatules sur une piste qui vous a fait rencontrer brutalement le danger et la peur. La Française Marie Marchand-Arvier, victime d’une lourde chute il y a tout juste un an à quelques portes de l’arrivée d’un super-G de la Coupe du monde sur la piste Oreiller-Killy de Val-d’Isère, a pourtant retrouvé la station de la Haute-Tarentaise en ne voulant se souvenir que des bons moments qu’elle y a connus. Comme lors du super-G des championnats du monde en février 2009 où la petite brunette au sourire mutin avait accroché la médaille d’argent en échouant d’un rien derrière l’intouchable Lindsey Vonn. Si la Nancéenne reconnaît que le souvenir de sa chute n’est pas totalement effacé de sa mémoire, elle pense s’être enfin affranchie d’un épisode qui a gâché sa saison 2010.
Vous êtes une spécialiste des épreuves de vitesse (descente et super-G), comment avez-vous retrouvé goût à la prise de risque que supposent ces disciplines ?
J'ai beaucoup travaillé sur l'approche de la prise de risque. Lors de cette chute, j'ai subi un gros traumatisme, plus mental que physique [traumatisme crânien sans hématome et aucune fracture, ndlr], et je n'ai pas trop envie d'en parler parce que c'est quelque chose de négatif. Je pense pourtant avoir réussi à tourner la page, même s'il me reste quelques problèmes à régler. A la suite de ma chute, je suis allé voir une spécialiste de l'EMDR, une thérapie qui consiste à une reprogrammation neurologique du cerveau émotionnel pour les traumatismes psychologiques. Dans cette technique, qui vient des Etats-Unis, on travaille point par point sur ce qui a généré le traumatis




