Avec une franchise et un sourire désarmants, la slalomeuse française Sandrine Aubert l'avoue : elle est une individualiste, égoïste forcenée. «Hypersensible.» La vie de groupe la met mal à l'aise. Son indépendance passe avant tout. A 28 ans, après avoir «subi le collectif» depuis ses débuts en compétition, elle a décidé de monter une structure qui fonctionne en marge de l'équipe de France. Celle qui a remporté la saison dernière deux slaloms de la Coupe du monde rappelle toutefois qu'elle est un pur produit du système fédéral et n'a jamais eu l'intention de couper le cordon avec l'équipe de France. A Val-d'Isère hier, à Courchevel demain mardi et sur la plupart des rendez-vous de la saison, Aubert côtoie d'ailleurs les autres filles du groupe France dans le même hôtel. Mais à son propre rythme, en fonction d'un programme que son entourage lui a concocté.
Tensions. Lors des premières tentatives d'émancipation la saison dernière, l'idée avait créé quelques tensions. Qui appartiennent au passé. Michel Vion, le président de la Fédération française de ski et Jean Philippe Vulliet, le directeur sportif du ski alpin féminin, ont donné leur accord et compris que donner un peu de liberté à cette grande slalomeuse ne pouvait être que bénéfique. «J'en rêvais depuis longtemps», se réjouit la skieuse longiligne, qui nous est apparue, épanouie et rieuse, à des années-lumière de la fille au caractère difficile qu'on a parfois raconté. Sans nier, e




