Les Championnats du monde de ski alpin attaquent aujourd’hui les épreuves dites «techniques» avec le géant dames. Dans l’ombre, David Bouchardy est l’une de ces petites mains qui permettent aux «alpins» de pouvoir glisser dans les meilleures conditions. Ce technicien de 42 ans travaille chez Salomon depuis 1993. Tout d’abord dans l’atelier prototype, puis dans le secteur course, c’est-à-dire sur le terrain : les filles de l’équipe de France d’abord, les descendeurs depuis deux ans.
Etabli. Adrien Théaux et David Poisson, en particulier, lui doivent leurs performances. Un travail d'équipe et de confiance qu'il partage avec Gilles Lambolez, le technicien chaussures de la marque d'Annecy. «Je me lève à 6 heures tous les matins pour aller m'enfermer dans une pièce aveugle, explique Bouchardy. Souvent une cave d'hôtel ou un garage. Ce n'est pas toujours très agréable.» Loin de chez lui la plupart de l'année, il passe les trois quarts de sa journée devant son établi. «Après autant d'années de nomade, on fait un peu une croix sur sa vie de famille. J'ai une femme et deux enfants. Je ne les vois jamais.» Bouchardy partage parfois son atelier avec ses collègues suisses ou italiens. Il arrive la veille de l'entraînement sur le lieu de compétition. «On a ses habitudes. Je mets à peine une petite heure pour installer tout mon matériel et décharger les skis. Après c'est de la routine, mais cela reste hyper précis. Dès notre arrivée en fin d'




