L’équipe d’Italie se sent frustrée dans un Tournoi où elle collectionne les défaites. Samedi, elle espère briller dans son stade contre la France, qu’elle n’a battue qu’une fois en 1997, hors tournoi donc (40-32). Cette année, à domicile, les joueurs de Nick Mallett sont passés très près d’une victoire contre l’Irlande puis contre le Pays de Galles, trahis par la maladresse de leurs buteurs et le manque d’expérience et de précision.
«J'ai noté quelques progrès dans les intentions de jeu, remarque Pierre Villepreux, ancien entraîneur des Bleus mais aussi un des premiers formateurs de l'Italie avec Georges Coste, le coach de la victoire de 1997. Le souci c'est que, aux yeux des jeunes, les résultats ne sont pas là. L'équipe nationale continue à se prendre des dérouillées. C'est dur à accepter et le manque de confiance s'installe.»
«Rivaliser». Pourtant, malgré des résultats inconstants depuis son entrée dans le Tournoi, en 2000, l'Italie continue sa timide progression. Alors faut-il penser comme certains qu'elle n'a pas sa place au sein de l'élite de l'hémisphère nord ? Surtout en pointant la déroute face aux Anglais cette année (59-13), ou celle subie il y a deux ans face à la France à Rome (50-8) ? Carlo Orlandi et Alessandro Troncon, deux joueurs de l'unique victoire face aux Bleus, aujourd'hui membres du staff italien, refusent d'y voir un complexe. «La preuve, nous avions tenu tête aux Anglais l'an dernier, affirme Orlandi. Et




