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Portrait

Romain Attanasio, objectif solo

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Le skippeur se lancera dimanche dans la Transat Bénodet-Martinique après un début de carrière chaotique.

Publié le 09/04/2011 à 0h00

Romain Attanasio aurait logiquement dû se retrouver skis aux pieds sur les pentes de Vars, la station créée par son grand-père paternel. Mais vingt et un ans après avoir découvert le monde de la voile au salon nautique, ce beau mec de 33 ans embarquera dimanche à Bénodet, direction la Martinique, sur son classe Figaro (monocoque de 10 mètres) pour une transat en solitaire au goût de découverte. «Cinq jours en solo, c'est le maximum que j'ai fait, dit-il. La pression monte au fur et à mesure que le départ approche. J'ai un peu d'appréhension car plus de trois semaines, c'est long !» Le marin compte plusieurs traversées à son actif. Mais en double. Notamment sur la Transat AG2R, avec une troisième place en compagnie de Nicolas Bérenger en 2004, et une quatrième en 2010, avec Sam Davis, sa compagne.

Tomate. Il y a douze ans, Romain Attanasio s'était lancé à l'aventure dans une minitransat grâce à un sponsor trouvé au dernier moment et sur un bateau préparé à l'arrache. Cette édition avait été une hécatombe (35 abandons) et lui-même avait chaviré au large de l'Espagne après cinq jours de course. «Mon mât avait transpercé la coque. C'est loin maintenant… C'était ma première course… Un peu l'apprentissage par l'échec. Mon sponsor m'avait malgré tout fait confiance encore un peu pour que je puisse naviguer pendant un an. C'est ensuite que j'ai galéré.» Des années passées à chercher les fonds et à voir partir au grand large ses ami

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