Vendredi après-midi, il restait des places à vendre pour le match de dimanche entre l’Olympique lyonnais et celui de Marseille. A cinq journées de la fin du championnat et pour un choc entre le deuxième et le troisième, c’est surprenant. Le dernier match entre les deux équipes à Gerland s’était pourtant conclu sur un savoureux 5-5. Mais c’était il y a un an, une éternité.
Friable. Depuis, l'OL n'en finit pas de décevoir. Jusqu'à lasser. Trop d'inconstance. Si en face, l'OM s'en sort mieux sur le plan des résultats, c'est presque pire en terme de spectacle. Là, c'est l'ennui qui est constant. D'où peut-être le manque d'entrain des spectateurs, alors que le match sera probablement décisif. Au moins pour le perdant.
Lyon n’est plus que l’ombre tremblante du rouleau compresseur qui emballait les fins de championnat. Qui semblait increvable, insensible, imbattable. Désormais, tout dans ce club semble friable. Pourtant le budget et le potentiel sont là. Le match le plus réussi de l’année, cet automne contre le Benfica à Gerland, en Ligue des champions, avait laissé entrevoir d’énormes possibilités. Mais depuis, dès que l’équipe semble lever la tête, quelque chose brise son élan. Comme si ce groupe qui avait été construit solidement, pierre à pierre, reposait soudain sur du sable. C’est épuisant, car il devient impossible pour le club de croire à ses propres dynamiques. Au sortir de l’hiver, une série de bons résultats avait ramené l’OL dans le trio de tête - ce qui




