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portrait

Puissance 10

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François Trinh-Duc. Détaché et lucide, le demi d’ouverture de Montpellier s’annonce comme la nouvelle star du XV de France.

Publié le 14/05/2011 à 0h00

Il est en retard. Appelle pour s'excuser. Quand il débarque cool, pantacourt, tee-shirt, les pieds dans des tongs, il prévient : «N'allez pas dire que je ne suis pas ponctuel. Ce n'est pas de ma faute si j'arrive en retard.» François Trinh-Duc est méfiant. Il dira plus tard, devant un tartare-tagliatelles arrosé d'un Perrier citron : «J'ai du mal à accorder ma confiance.» Aux journalistes, aux fans, à son amoureuse qui a mis du temps à l'amadouer. «Je sais que la célébrité rend beau. Il est difficile de savoir si les gens sont intéressés ou pas», explique-t-il. Le rugbyman restera sur ses gardes. Souriant mais jamais complice. Air détaché pour ce jeu du portrait. Peu importe le miroir qu'on lui tend, le numéro 10 de Montpellier et de l'équipe de France a la tête sur les épaules mais fait comme si de rien n'était.

François Trinh-Duc est en retard parce que l'entraînement a commencé plus tard. Les entraîneurs ont accordé du sommeil supplémentaire aux joueurs qui avaient fait une bringue du tonnerre après leur qualification pour les phases finales du championnat de France de rugby et pour la Coupe d'Europe. Première historique pour Montpellier. «Juste après la rencontre, on est allés boire une bière avec les supporters. Puis, on est venus ici pour finir la journée. On a fait quelques excès alcoolisés. On s'est couchés très tard», élude Trinh-Duc.

«Ici», c'est son restaurant, ouvert avec deux associés il y a un an dans une ruelle près d

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