Florent Malouda est souriant, attend posément nos questions. Il a la réputation de ne pas avoir sa langue dans sa poche, mais a appris à la retenir après une remise en cause de la tactique de Raymond Domenech, qui lui a valu d'être écarté de l'équipe de France neuf mois durant. On le rencontre en pleine polémique sur le racisme supposé du foot français : la direction technique nationale a imaginé des quotas de binationaux, et remis en cause les morphotypes très physiques et frustres techniquement. Laurent Blanc s'est fait épingler pour avoir mis en cause la surreprésentation de «Blacks, grands et puissants».Florent Malouda pourrait se sentir concerné en tant que «Black», mais il n'est pas grand. 1,79 m, taille moyenne pour un supposé Golgoth. Tout cela fait rire très jaune l'attaquant vedette de Chelsea : «Moi, j'étais un gringalet quand je suis arrivé à Châteauroux, ce sont les entraînements du centre de formation qui m'ont fait prendre du volume physiquement. On n'est pas programmé dès la naissance pour devenir intelligent ou costaud, rapide ou bête, on peut se développer même avec des défauts. Ces déclarations, c'est un message très négatif en direction des personnes de couleur, et ça peut entraîner une montée du communautarisme.»
Plus petit que les Anelka, Henry and Co., il n'a pour autant pas l'air d'un gamin apeuré ni d'un caïd immature, ces deux catégories qui constituaient l'équipe de France aux dires de Roselyne Bachelot, au lendemain du fiasco au M




