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Anelka-«l’Equipe» : l’art d’enculer les mouches

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Publié le 21/05/2011 à 0h00

Mais qu'a donc dit Nicolas Anelka à Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, il y a un an en Afrique du Sud. «Va te faire enculer sale fils de pute !» comme l'affichait l'Equipe en une ?

Vendredi, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a bien tenté d'en savoir plus, mais devra tout décortiquer pour rendre son jugement le 11 juillet. En l'absence de Nicolas Anelka, Me Stéphane Hasbanian, l'avocat de la partie civile qui attaquait le quotidien en diffamation en lui réclamant entre autres 150 000 euros (dix jours de son salaire), a eu un peu de mal à démontrer que le joueur de Chelsea n'avait pas prononcé exactement cette insulte. Aucun document signé de sa main ne confirme ce qui avait pu être rapporté alors aux journalistes de l'Equipe. Seule une lettre du joueur adressée au président de la chambre pour excuser son absence pour des raisons professionnelles aurait pu éclairer la cour, mais même là, Anelka est resté évasif sur le sujet. Tout comme les trois lettres rédigées par Patrice Evra, Thierry Henry et Eric Abidal et présentées par l'avocat d'Anelka. Ses trois témoins affirment simplement qu'«il n'a jamais prononcé ces paroles-là» sans non plus dire ce qu'il avait vraiment dit.

Alors l'avocat de la défense Me Adler a pu dérouler sa plaidoirie. Avec François Morinière, le directeur de la publication du groupe, Me Adler avait convoqué en tant que témoin Jean-Pierre Escalettes

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