Quatre garçons dans le vent. Deux affiches dignes d’une finale un vendredi de demi-finale, le public de Roland-Garros a été gâté. Ce n’est pas à chaque levée du Grand Chelem que les quatre meilleurs joueurs du moment se retrouvent dans le dernier carré. C’est même assez rare. En y ajoutant l’édition 2011 de Roland-Garros, c’est la douzième fois de l’ère open, qui s’est ouverte en 1968, que ce cas de figure se produit, et la quatrième fois à Paris après les éditions de 1984, 1985 et 2006. Vendredi le numéro 4, l’Ecossais Andy Murray, avait rendez-vous avec le numéro 1, l’Espagnol Rafael Nadal. Puis le second match proposait un choc entre le numéro 2, le Serbe Novak Djokovic, et le numéro 3 actuel, le Suisse Roger Federer.
Un tel dernier carré ne pouvait déboucher que sur une finale de rêve. Elle opposera donc dimanche le tenant du titre «Rafa» Nadal, en route pour un sixième succès, à son vieux complice Roger Federer, vainqueur de Novak Djokovic à la nuit tombante (7-6 [5], 6-3, 3-6, 7-6 [5]), et au bout d’un match qui a confiné au sublime. A classer directement parmi les plus grands moments de l’histoire des Grands Chelems. Car, si parfois les plus belles affiches ne tiennent pas leurs promesses, parfois elles les tiennent.
Entamé sous un chaud soleil mais dans une atmosphère toujours perturbée par de fortes rafales de vent, le duel qui a vu s’affronter un Nadal revenant peu à peu à son meilleur niveau à un Murray que l’on disait éclopé, touché à une cheville, une dent en souf




