Le suiveur crie au scandale. Pourquoi ? Parce qu'on a tapé dans le chêne centenaire du Tour au pied de l'Aubisque pour s'assurer qu'il n'était pas creux. Et qu'a-t-on vu dans cette étape ? D'abord de gros coléoptères qui sortaient de l'écorce et des choses curieuses. Comme Alessandro Petacchi, le sprinteur de la Lampre, dans les premières pentes de l'étape, lui qui jusque-là est passé complètement inaperçu. Alors on a retapé dans le chêne avec le petit maillet. Et cette fois-ci ? Un ex-sprinteur norvégien, Thor Hushovd (Garmin), sorti au pied de l'Aubisque en compagnie de David Moncoutié (Cofidis), l'idiot utile comme disait le père Lénine, à la poursuite de Jérémy Roy (FDJ). Hushovd ? «Le meilleur grimpeur des sprinteurs. Et je ne suis pas surpris, c'est un combattant», proclamait Thomas Voeckler, qui reste en jaune. On voit de ces choses à Lourdes qui laissent pantois.
Joyce. Voilà donc Roy au sommet de l'Aubisque avec près d'une minute d'avance sur Moncoutié. Il reste alors 42 bornes de descente. Et Hushovd, derrière, qui passe en troisième position et prend au passage les 12 points pour le maillot du meilleur grimpeur. Le Norvégien bascule et roule à tombeau ouvert. Et que croyez-vous qu'il arrivât ? Hushovd rattrape Moncoutié. Les deux filent maintenant vers Lourdes. Roy se fera manger tout cru à deux bornes de la ligne. Voilà, c'est fini pour le «coureur ingénieur» de la FDJ. Il faudra dire un jour à Moncoutié, avant qu'il ne quitte le peloton




