Menu
Libération
Interview

Home-jacking : «Les joueurs de foot sont des cibles tentantes»

Réservé aux abonnés

Questions à Jacques Dallest Procureur de la république de Marseille

ParOlivier Bertrand
Correspondant à Marseille
Publié le 15/10/2011 à 0h00

Cinq personnes soupçonnées d’avoir participé à un home-jacking, le 12 juillet chez Vitorino Hilton, joueur de foot passé, depuis, de l’OM à Montpellier, ont été présentées vendredi à la justice marseillaise.

Comment l’enquête est-elle arrivée à ces cinq prévenus ?

Trois à cinq personnes cagoulées s’étaient fait remettre sous la menace d’armes de poing divers objets de valeur et des cartes bancaires avec les codes. Nous avons pu isoler deux empreintes ADN. Elles ont permis de remonter à deux individus connus des services de police qui ont été interpellés le dimanche dernier, ainsi que cinq autres personnes. Ils ont entre 17 et 25 ans, sont originaires de deux cités du sud de Marseille. Des armes factices ont été retrouvées. Il est possible qu’elles aient servi lors du home-jacking. Cinq personnes ont été déférées devant le juge, et plusieurs reconnaissent les faits.

Peut-on établir un lien avec les autres braquages visant des joueurs de l’OM ?

Nous avons retrouvé des maillots volés chez les frères Ayew et un sac Vuitton dérobé chez Lucho Gonzalez. Mais il peut s’agir de recel. La PJ va tenter d’établir les liens éventuels. Il est possible que nous ayons affaire à une équipe à tiroirs, avec un noyau dur et des comparses qui changent.

Les joueurs de football sont-ils particulièrement visés ?

A Marseille, les faits de home-jacking sont pluri-hebdomadaire, mais des joueurs de foot sont des cibles particulièrement tentantes. Il suffit de les suivre quand ils quittent l’entraînement. Nous leur recommandons d’être attentifs à leurs fréquentations. Certains sont jeunes, ont beaucoup d’argent, fréquentent les boîtes de nuit. Ils invitent les copains, les copines, les copains de

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique