André-Pierre Gignac a lâché le paquet. Selon l'Equipe, l'attaquant de l'Olympique de Marseille s'en est violemment pris à son entraîneur, Didier Deschamps, jeudi matin, lendemain de la défaite lamentable (0-1) en Ligue des champions devant l'Olympiakos Le Pirée. Souvent remplaçant depuis août où son coach a tenté à toute force de le bazarder un peu partout, André-Pierre Gignac a reproché à Didier Deschamps ses «enculeries» devant un vestiaire silencieux, où l'analyse - si l'on peut dire - de l'international compte quelques partisans.
L’OM, dixième de L1, reçoit dimanche (21 heures sur Canal +) le PSG, premier, pour l’un des «clasicos» les plus excitants depuis longtemps : Marseille dans le trou, l’argent du Qatar à Paris et la situation paradoxale des entraîneurs. Antoine Kombouaré, dont le licenciement plus ou moins annoncé et le remplacement par l’Italien Carlo Ancelotti alimentent quotidiennement la chronique, a beau être leader de L1, il est peut-être plus menacé que celui d’un OM aussi désespérant par le style que les résultats.
Quelle est la position des deux coachs ?
Deschamps. A 43 ans, il est toujours assis sur les trois titres (deux Coupes de la Ligue, un championnat) obtenus ces deux dernières années, les premiers de l'OM depuis quinze ans. Conforté en début de saison par l'actionnaire Margarita Louis-Dreyfus, qui l'a nommé symboliquement «entraîneur général», l'ex-champion du monde 1998 a eu la peau du pr




