Cette fois, le «miracle» aura duré onze secondes. La prolongation face à Pittsburgh venait à peine de commencer, dimanche dernier, que Tim Tebow, le quarterbackde Denver, a déployé son bras gauche pour une passe magique à son wide receiver et un touchdown qui assurait la victoire son équipe. Les Broncos peuvent toujours rêver au Super Bowl. Comme à son habitude, Tebow, 24 ans, belle gueule d'athlète nourri aux céréales, a posé un genou au sol pour prier. Assailli par les caméras, il a remercié le Seigneur.
«Chrétien». Aux Etats-Unis, difficile d'échapper à ce que tout le monde appelle depuis des semaines «la folie Tim Tebow». Quasi inconnu du grand public il y a encore peu, Tebow, «le quarterback chrétien», est devenu un phénomène culturel et sociétal. Au palmarès des hommes les plus admirés par la nation, établi par le quotidien USA Today, il a terminé onzième, devant le dalaï-lama. Les prestations des Broncos assurent désormais la meilleure audience télévisée de tous les matchs de football américain.
Tebow est l'objet d'un véritable culte sur le Net. Le soir de la victoire contre les Steelers de Pittsburgh, il a généré plus d'un million de tweets. Même Lady Gaga, dont on ne connaissait pas la passion pour les malabars casqués, y est allée de son hommage personnel (et pas très chrétien) : «Tebow, putain, voilà à quoi ressemble un vrai champion !»
L'histoire de Tim Tebow commence en 2010. A l'époque, il est en attente d'être




