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Llodra, un Bleu au long court

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Le spécialiste du double, à l’humour parfois douteux, fête ses dix ans en équipe de France.

ParLionel Froissart
Envoyé spécial à Monte-Carlo
Publié le 07/04/2012 à 0h00

Inoxydable, Michaël Llodra honore ce week-end sa 25e sélection en équipe de France et affronte à cette occasion pour la troisième fois les Etats-Unis. Avec un bilan contrasté. En 2002, il avait été traumatisé par sa défaite en double à Roland-Garros, même si la France l'avait emporté au final. En 2008 à Winston Salem, Llodra avait gagné le match du samedi avec Arnaud Clément contre les frères Bryan, mais ce fut le seul point glané de l'équipe de France, laminée par des Américains emmenés par Andy Roddick. Deux mauvais souvenirs qu'il veut effacer, associé à Julien Benneteau, samedi, sur la terre battue de Monaco, lors d'un double d'autant plus crucial que la France et les Etats-Unis sont à un partout après les deux premiers simples (lire ci-dessous). Toujours contre Mike et Bob Bryan, dont Llodra dit : «Je ne sais pas si c'est la meilleure équipe de tous les temps mais on ne doit pas être loin. C'est le nec plus ultra.»

A bientôt 32 ans, Michaël Llodra espère fêter dimanche soir cette première décennie chez les Bleus avec un succès qui retarderait l’heure du départ à la retraite du capitaine. Cette longévité fait de lui le taulier de l’ère Forget. Le Parisien en est aussi l’ambianceur. Il n’y a pas mieux qu’un Llodra pour décoincer un groupe un vendredi soir morose alors que s’insinue le doute.

Savoir-vivre. Revers de la médaille, ses facéties tombent parfois au-delà des lignes. Il ne faut pas aller chercher très loin pour pointer

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