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Gourcuff, alors Euro ?

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Yoann Gourcuff lors de la finale de la Coupe de France, le 28 avril. (Photo Franck Fife. AFP)
Publié le 15/05/2012 à 18h38, mis à jour le 15/05/2012 à 18h54

Il était la promesse du foot français, il serait devenu le problème de l'équipe de France. N’empêche, Laurent Blanc a décidé de se le coltiner et emmènera Yoann Gourcuff dans le road-trip ukraino-polonais des Bleus au mois de juin. La présence ou non du Lyonnais constituait la principale inconnue dans la préliste des joueurs évoluant dans l’Hexagone annoncée mardi par le sélectionneur en prévision de l’Euro que les Bleus démarreront le 11 juin contre l’Angleterre.

Gourcuff (28 sélections, 4 buts) en sera. Même s’il n’a joué que treize matchs de championnat cette saison (dont 10 comme titulaire) ; même s’il n’a planté que deux buts ; même si son séjour à l’Olympique lyonnais (acheté il y a deux ans à Bordeaux pour 22 millions et émargeant à 400 000 euros par mois) a tourné à l’accident industriel. Même si à l’Euro, les matchs se gagneront sans doute plus à la truelle qu’au pinceau. Même s’il s’est tricardisé pendant la funeste épopée sud-africaine – s’il n’est pas avéré qu’il s’est battu avec Ribéry, il est notoire que ces deux-là s’entendent aussi bien que Mélenchon et Le Pen – et qu’il n’est pas sûr qu’il puisse compter sur la bienveillance des autres Lyonnais des Bleus, Lloris et Réveillère.

En souvenir des Girondins

Bref, en principe, ni le footballeur ni l'homme ne devait s'envoler pour l'Ukraine. Laurent Blanc en convenait lui-même la semaine dernière dans l'Equipe : «Dans l'absolu, faire appel à lui est illogique», cinglait le sélectionneur. Qui, nuançait dans la foulée : «S

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