On allait voir ce qu’on allait voir, mais on n’a rien vu du tout. Ni apparaître le nom du futur sélectionneur des Bleus ni le coup de masse sur le ciboulot des joueurs qui ont salopé l’entreprise de ripolinage de l’équipe de France. Hier, Noël Le Graët, président de la Fédération française de foot (FFF), a livré une prestation à l’image de l’Euro des Bleus : poussive.
Sélectionneur, l’attente
Pour Didier Deschamps, c'était sûr, puis moins sûr, puis plus sûr du tout, puis sûr qu'il n'irait pas. Ce matin, on n'est plus tout à fait sûr qu'il soit absolument sûr de ne pas vouloir du job. La version officielle annonce que l'ancien entraîneur de l'OM fait partie d'une short-list de candidats à la succession de Laurent Blanc. «J'ai vu Deschamps lundi, expliquait hier Le Graët.Il m'a confirmé que l'équipe de France faisait partie de ses rêves. Il m'a demandé une période de réflexion de quelques jours.» Y a-t-il une réelle incertitude sur la volonté de «la Dèche» ou est-ce une manière pour Le Graët de ne pas donner l'impression d'avoir dégoûté deux champions du monde en quelques jours ? Si ce n'est sa capacité de travail peut-être supérieure, Deschamps ne présente a priori pas plus d'arguments que Blanc pour séduire Le Graët : membre de France 98, Jean-Pierre Bernès comme agent, risque de staff boursouflé. Pourtant, Deschamps apparaît comme le candidat numéro 1 de la FFF. Jacques Rousselot, président de Nancy, membre du comité exécutif et proche de Le Graët, e




