Un rouquemoute du Buckinghamshire, une poster girl et un fondeur d'origine somalienne ont plongé le stade olympique de Londres dans l'extase, samedi, en offrant à la Grande-Bretagne trois médailles d'or dans la même soirée ; une première dans l'histoire olympique du pays. Entièrement pavoisées d'Union Jack, les tribunes ont assisté au succès totalement inattendu de Greg Rutherford à la longueur, absolument attendu de Jessica Ennis à l'heptathlon et ardemment espéré de Mohamed «Mo» Farah sur 10 000 mètres.
Le concours de la longueur masculine ne restera inoubliable que pour les Britanniques. Avec un bond de 8,31 mètres à son quatrième essai, Greg Rutherford, 25 ans, dont l’arrière-arrière-grand-père est le plus vieux joueur à avoir jamais porté le maillot d’Arsenal, est le champion olympique le plus mal titré depuis 1972. Il s’en tamponne et, surtout, ne regrettera plus jamais de n’avoir pas choisi le foot comme ses aïeux, lui qui avait passé des tests pour Aston Villa. Même s’il était l’auteur de la meilleure perf de la saison, il n’était pas attendu à ce niveau. Son meilleur résultat international restait jusqu’à samedi une médaille d’argent au championnat d’Europe en 2006 ; il n’avait pas franchi les qualifs pour Pékin.
Ovation. La victoire de Jessica Ennis à l'heptathlon, elle, était annoncée et claironnée depuis des semaines. Sa silhouette s'affichait déjà sur tous les murs de Londres et en une des journaux, samedi, alors que la veille elle avait




