Un roc, une montagne, un cap. Les qualificatifs pleuvent pour évoquer l’Espagnol David Ferrer, tête de série numéro 4 de l’US Open et adversaire de Richard Gasquet en huitième de finale à 18 heures. Un match capital pour le Français. Plus qu’une qualification pour les quarts de finale, une victoire représenterait un renouveau mental.
L’inusable Espagnol est la bête noire du Français. Il mène sept victoires à une dans leurs face-à-face, dont les quatre dernières rencontres. Plus que le bilan chiffré, c’est le blocage mental qu’il faut prendre en compte dans ce type de match.
Mats Wilander en parle dans les pages de l'Equipe du jour : «Contre votre bête noire, vous savez comment il faudrait faire pour la battre, mais au bout de vingt minutes, vous vous rendez compte que ça ne marchera jamais et vous ne pouvez rien y changer. C'est ce qui arrive avec Ferrer et Gasquet : Richard se retrouve vite sans espoir.»
Battre sa bête noire est un véritable exploit pour les joueurs. Cela demande une excellente qualité tennistique et psychique. L'approche de ce type de match demande une très grande confiance, qui manque parfois à Gasquet. A l'orée de ce huitième de finale, le numéro 2 tricolore semble battu d'avance dans ses déclarations. «Il est souvent sur ma route. Il est très dur à jouer et me pose toujours des soucis. Il ne fait pas de fautes, il n'a pas de points faibles», lâche-t-il, visiblement résigné.
Le Français l'a pourtant battu une fois, en 2008 à Toront




