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Portrait

Bertrand de Broc, les copains à bord

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Encouragé par des proches, le Quimpérois court son troisième Vendée Globe et s’accroche en dépit d’un budget très serré.

Des participants au Vendée Globe, en novembre 2012 aux Sables d'Olonnes. (Photo Charles Platiau. Reuters)
Publié le 29/11/2012 à 19h56

Certains marins ont de la bouteille, d’autres du cran, ou cette détermination qui permet de larguer les amarres pour s’aventurer seuls sur les mers du globe. Bertrand de Broc possède les trois. A 52 ans, le skippeur quimperois a pratiquement tout fait avec un bateau. Mais le Vendée Globe lui est toujours resté en travers de la gorge : deux participations, deux abandons.

En 1992, il prend la bôme en pleine bouche et doit se recoudre la langue à vif, épisode qui restera dans la légende du bonhomme. Il est ensuite contraint de s’arrêter à Auckland (Nouvelle-Zélande) pour vérifier un problème de structure de quille… Ses architectes lui conseillent de ne pas repartir, il obéit. Quatre ans plus tard, tout se passe bien jusqu’à ce qu’il soit forcé de faire une escale technique à Ushuaia. Il repart hors course. Mais à moins de 300 milles des Sables-d’Olonne, le bateau perd sa quille.

Passée cette déception, de Broc se tourne vers d'autres machines, notamment les trimarans très en vogue à l'époque. Au départ de la Route du Rhum 2002, la météo est très mauvaise. Le chavirage de Franck Cammas juste après le départ le marque. Devant lui, les bateaux se brisent comme du petit bois. Bertrand de Broc décide de mettre la flèche. «J'ai eu une intuition, dit-il. Je venais de décider d'arrêter le multi en solitaire.» Le milieu ne comprend pas tout de suite sa décision. Mais la suite lui donnera raison : la fin du règne des multicoques vient de sonner. Quelques mois de purgatoir

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